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Psaume 144

Psaumes 105

« Situation et rôle de l’enseignement religieux protestant : approches comparées en Allemagne, Suisse et France »

Diplôme de l’École Pratique des Hautes Études,
Section des sciences religieuses
soutenu le 11 décembre 2003
Gérard JANUS
Directeur d’études : Jean-Paul WILLAIME

1 ère partie :

• Point de départ de la recherche
• De l’actualité de notre objet d’études
• Ma position d’acteur social et de chercheur
• Buts de la recherche
• Remarque méthodologique : de l’intérêt de la dimension comparatiste à l’échelle de l’Europe

2 ème partie : Les résultats de la recherche 

1. La situation de l’enseignement religieux : une extrême diversité
2. Les grandes lignes des évolutions en cours et les facteurs de changement
3. Caractéristiques d’un enseignement religieux protestant
4. L’enseignement religieux comme enjeu de la reconfiguration des relations état – églises en Europe

1 ère partie :

Point de départ de la recherche

La première idée de cette recherche sociologique a surgi en 1997 lors d’un symposium portant sur l’enseignement religieux à l’école publique qui s’est tenu à Strasbourg. Ce colloque réunissait des juristes, des sociologues, des spécialistes de pédagogie religieuse, des représentants de l’éducation nationale, des représentants de différentes religions et des enseignants. J’y participai en tant que pasteur, appelé à prendre en charge la coordination d’un service de catéchèse au sein des églises protestantes en Alsace-Moselle. De la rencontre avec le professeur Jean-Paul Willaime est né à ce moment-là un projet de recherche sous sa direction, que l’EPHE a bien voulu accepter. La dimension comparatiste à l’échelle européenne qui était prise en compte lors de ce symposium avait stimulé ma curiosité. L’enseignement religieux à l’école publique, dont je commençais à m’occuper à titre professionnel devenait aussi pour moi un objet d’étude en sociologie des religions.

De l’actualité de notre objet d’études

Au moment de présenter les conclusions de ces recherches, je suis évidemment frappé par un effet conjoncturel. Certaines des questions que nous abordons ici se recoupent avec des débats publics en cours en France et en Suisse, portant sur les questions de la laïcité et de la place des religions à l’école et dans l’espace public. Je ne veux pas feindre de l’ignorer et en même temps je sais que je dois me méfier : toute recherche a surtout besoin de sérénité et de recul.
Pour intégrer ce fait social dans mon analyse, je peux dire qu’au cours du travail de recherche, j’ai perçu l’actualité de ces questions comme un atout et une difficulté :
- Un atout dans la mesure où les enseignants que j’ai rencontrés n’avaient pas besoin d’être convaincus de l’intérêt d’une recherche sociologique transfrontalière dans ce domaine. En effet les questions touchant à la place d’un enseignement religieux ou d’un enseignement de culture religieuse se posent partout en Europe. J’ai rencontré une réelle ouverture d’esprit tout au long de mon enquête.
- L’actualité de ces questions représente aussi une difficulté, parce que le manque de recul et les effets d’un débat public pouvaient affecter mon travail d’interprétation des données de l’enquête, d’autant plus que je n’ai cessé d’être impliqué dans ces questions au sein des églises protestantes en Alsace-Moselle tout au long de cette recherche, prenant part à des discussions, notamment avec les responsables académiques et les autorités catholiques. Je devais donc prendre garde à ne pas mêler à l’analyse sociologique des opinions et des sentiments personnels.

Différencier ma position d’acteur social et de chercheur

Lorsque j’ai commencé ma recherche, la question de l’enseignement religieux se posait avec beaucoup d’acuité en Allemagne à cause du cas particulier du Brandebourg qui n’était pas encore tranché par la Cour constitutionnelle. Aujourd’hui, c’est en France que le sujet est le plus brûlant. Grâce à l’approche comparatiste et grâce au choix tout à fait conscient, suite aux conseils de mon directeur de recherches, de commencer l’enquête en Allemagne et en Suisse, je crois avoir évité les pièges d’une enquête de terrain qui aurait pu être biaisée en bien des endroits par mes opinions personnelles. Au cours des 63 entretiens avec des enseignants de religion et quelques membres des personnels de direction, j’ai tenté de conserver une attitude rigoureuse sur le plan de la méthode.

Buts de la recherche

Comme d’autres enseignants, celles et ceux qui sont chargés d’un enseignement religieux produisent un discours sur leur pratique. Ils constituent un corps social identifiable, prenant position vis-à-vis de la situation et du rôle de leur enseignement.
Mon hypothèse principale était la suivante : les acteurs de l’enseignement religieux sont partie prenante des évolutions qui affectent la place de la religion à l’école. Dans l’exercice de leur métier, ils essaient de tenir compte des attentes des élèves, des parents et des autres enseignants. Ils interprètent les phénomènes qui valorisent ou rendent plus précaire leur rôle au sein des écoles. Ils s’expriment parfois collectivement à propos de leur place. En les questionnant individuellement, un observateur pouvait donc tenter de comprendre les changements en cours.
Autrement dit, je partais de l’idée qu’une approche sociologique, qui s’intéresserait à la fois aux grandes orientations définies par les autorités de l’ état, les responsables scolaires et les acteurs au sein des églises, et qui comparerait ces données aux objectifs et aux contenus réels de l’enseignement pouvait dégager quelques enjeux et quelques grandes tendances à propos des changements en cours. En tenant compte des conditions d’exercice réelles de ce métier – un enseignement parfois pleinement intégré et parfois tout à fait atypique, en marge - et des enjeux nouveaux auxquels il est confronté, je pensais pouvoir apporter au dossier des relations états/ écoles/ églises en Europe, une approche concrète et originale.
Je pense l’avoir montré : A partir de la question de l’enseignement religieux ou d’un enseignement culturel des religions, l’école est bel et bien un lieu d’expérimentation et de réévaluation, à la hausse ou à la baisse, du lien entre l’ état et les églises.

Remarque méthodologique : de l’intérêt de la dimension comparatiste à l’échelle de l’Europe

Avant de présenter un résumé des résultats de la recherche, je voudrais encore insister sur une question méthodologique : pourquoi introduire une dimension comparatiste à l’échelle européenne ? Pourquoi ne pas se contenter d’une étude portant sur les 3 départements de l’Est en France, par exemple ?
Seule la comparaison à l’échelle de plusieurs pays en Europe permettait de bien comprendre les points communs et les spécificités de chaque système éducatif. Or comment pourrait-on s’en passer ? Pour étudier la situation et le rôle de l’enseignement religieux protestant en Alsace-Moselle, il était particulièrement éclairant de les comparer à deux pays limitrophes. Car la manière dont l’histoire politique et religieuse de chaque pays a modelé des formes particulières d’enseignement religieux permet à l’observateur d’en reconnaître l’originalité et de prendre en compte ces formes sans les passer par le filtre d’une approche idéologique. Dans cette étude, je montre aussi que chaque dispositif évolue indépendamment, puisque les instances européennes, selon le principe de subsidiarité, ne s’immiscent pas dans ces législations.
Et pourtant, on voit aussi que la diversité religieuse qui s’accroît partout pose des questions analogues en Allemagne, en France et en Suisse. Les réponses proposées ne sont pas identiques, puisque chaque pays va puiser dans un répertoire de ressources en tenant compte de cadres juridiques différents. Une précision : si la Suisse n’appartient pas à l’Union européenne, elle participe bien sûr culturellement et dans le domaine scolaire à tous ces débats.
Un mot encore sur la laïcité. Si le mot en tant que tel ne se rencontre que dans l’enquête en France, la notion est-elle pour autant absente en Allemagne et en Suisse ? Je ne le pense pas. Dans les sociétés culturellement davantage marquées par le protestantisme, comme le sont ces deux terrains d’enquête, la question se pose cependant différemment.

2 ème partie : Les résultats de la recherche 

1. La situation de l’enseignement religieux est marquée par une extrême diversité

Une des grandes tâches que je m’étais fixée dans le cadre de cette recherche était de parvenir à un tableau précis et documenté de la réalité de l’enseignement religieux dans les régions étudiées, afin de mettre à la disposition des lecteurs francophones un dossier précis dans ce domaine complexe et souvent mal connu. Cette diversité est déroutante.
Dans les chapitres 1-3 de mon étude, j’ai montré qu’en Allemagne, la situation de l’enseignement religieux témoigne d’une relation de partenariat entre l’ état et les églises qui se poursuit, forte de l’ancrage de la matière « Religionsunterricht » dans la Loi fondamentale. L’Histoire de l’Allemagne joue ici un rôle très important. Aujourd’hui, la participation des élèves à cet enseignement est contrastée : forte dans les Länder de l’Ouest, faible dans les Länder de l’Est. Même là où cette participation est forte, certains enseignants s’inquiètent de nouvelles contestations de l’enseignement religieux. Là où elle est faible, quelques-uns espèrent que petit à petit, l’enseignement religieux pourrait sortir de la marginalité. Depuis la réunification, nous n’avons pas assez de recul pour dégager une tendance de fond.
Par contre il n’est pas trop tôt pour analyser les questions juridiques qui se sont posées dès le début des années 90. Le refus de l’ état du Brandebourg d’introduire un enseignement religieux selon l’article 7 III de la Loi fondamentale et la volonté de ses dirigeants de proposer une voie originale est bien sûr LA grande nouveauté depuis 15 ans.
Le gouvernement du Brandebourg, bien qu’ayant été mis en difficulté au moment de l’audition devant la Cour constitutionnelle, a obtenu que l’expérience « Lebensgestaltung – Ethik – Religion » puisse se poursuivre. A présent, elle peut être consolidée par la poursuite des efforts de formation des enseignants, par un ajustement des programmes. Le nombre d’élèves concernés devrait continuer à croître.
Quant à l’enseignement religieux, si les églises ont obtenu sa réévaluation de principe dans le Brandebourg, certains handicaps demeurent et il touche pour l’heure une minorité d’élèves. L’expérience de l’ état de Brandebourg continue de poser la question de la validité d’un enseignement sur les religions pour tous.
Le débat existe à présent dans la ville de Berlin et son système scolaire. Nul doute que tôt ou tard cette problématique risque de s’étendre.

Dans les chapitres 4 et 5, j’ai essayé de mettre en relief la situation particulière de l’Alsace-Moselle sur l’arrière-plan de l’école publique laïque dans le système scolaire français. La réalité se présente sous une forme paradoxale. D’une certaine façon, tout est en place pour freiner le changement. L’ état mise sur la lente érosion d’un héritage un peu encombrant. Les cultes reconnus défendent des acquis qui leur paraissent toujours faire sens. D’un autre côté, les évolutions sont pourtant inévitables. Des questions urgentes sont posées aujourd’hui. Comment respecter le principe de non-discrimination, alors que seuls les cultes reconnus au 19 ème siècle ont droit de cité ? Comment adapter un enseignement confessionnel aux demandes de culture religieuse ? Plusieurs hypothèses quant à l’avenir du statut scolaire sont envisagées et j’en présente les enjeux à la fin du chapitre 5.

Enfin la Suisse. Dans les chapitres 6 et 7, la diversité des situations saute aux yeux. Dans un territoire qui a connu des mutations religieuses importantes, les conséquences sur l’enseignement religieux sont légion. Chaque canton cherche à prendre en compte le pluralisme religieux et à construire des propositions en fonction de l’héritage, plus ou moins marqué par le partenariat avec des églises ou par une prise en charge beaucoup plus directe, par l’ état, de la formation des élèves aux questions de culture religieuse.

2. Les grandes lignes des évolutions en cours et les facteurs de changement

Le rôle de l’enseignement religieux évolue, s’adapte et se modifie. Partout on note des transformations. Lesquelles ? J’ai montré des situations contrastées dans les trois pays et à l’intérieur de ces frontières dans les six régions étudiées. Je vais essayer de résumer en quelques mots chaque situation :
- Dans la partie Ouest du Bade-Wurtemberg, le partenariat état- églises noué autour de l’enseignement religieux à l’école publique reste solide. Certains signes de contestation apparaissent, mais ils sont mineurs par rapport à tous ceux qui attestent de la vitalité de l’enseignement religieux dans une forme majoritairement confessionnelle.
- En Basse-Saxe, état à forte majorité protestante, l’enseignement religieux est plus laïcisé et se conçoit davantage comme une contribution à l’éducation générale et citoyenne des élèves. La minorité catholique craint que le renforcement des coopérations avec les protestants ne conduise à un enseignement religieux pour tous les élèves à dominante éthique dont la dimension confessionnelle s’effacerait. Des expériences d’enseignement de l’islam sont en cours.
- Dans le Brandebourg, c’est la matière L-E-R qui focalise l’attention. Développée par des protestants laïques, contestée par d’autres protestants qui continuent à défendre, même dans les états de l’Est, un enseignement religieux confessionnel, la matière a été maintenue au terme du compromis initié par la Cour constitutionnelle.
- Dans les 3 départements de l’Est de la France, nous nous trouvons devant un enseignement religieux hérité et maintenu avec d’autres dispositions du droit local. Du fait de son caractère dérogatoire par rapport à la laïcité de l’école qui à été longtemps marquée en France par la neutralité abstentionniste de l’ état, cet enseignement se trouve dans une situation souvent précaire. Catholiques et protestants ne conçoivent pas son rôle dans des termes identiques. Les protestants souhaitent l’orienter dans le sens de la culture religieuse, les catholiques restent attachés à un enseignement religieux confessionnel. Malgré un cadre peu propice aux expériences nouvelles, des propositions ont émergé, surtout dans les lycées, souvent touchés par des formes de désertification de la culture religieuse.
- En Suisse je décris deux cantons où se déroulent des transformations assez importantes, bien que peu connues. A Bâle, où chaque confession chrétienne est minoritaire, la coopération œcuménique est devenue la règle en l’espace de quelques années. Dans le canton de Vaud, où l’influence du protestantisme est en recul, « l’histoire biblique » évolue discrètement mais non moins clairement vers un enseignement d’histoire des religions.

Ces changements se produisent sous l’effet de facteurs très variables. J’ai cherché, à partir du corpus d’entretiens, à décrire comment les enseignants les prennent en compte et quelles stratégies ils mettent en place pour s’adapter à une situation qui change. Mais, et c’est sans aucun doute la principale limite que j’ai rencontré tout au long de ma recherche, tenter d’établir quelle est l’influence de chacun de ces facteurs peut conduire à des interprétations plus risquées. Prenons un exemple.
Les transformations socio-religieuses jouent sans doute un rôle primordial, mais leur effet sur l’organisation de l’enseignement religieux ou d’un enseignement sur les religions intervient avec retard. Par exemple, la constitution progressive de minorités se rattachant à l’islam dans chacun des trois pays étudiés ne s’est pas traduite par la mise en place d’un enseignement de l’islam à l’école, sauf en Allemagne où des expériences sont en cours. Car d’autres facteurs historiques, politiques et aussi théologiques jouent ici un rôle que notre approche ne permet pas d’aborder.
On pourrait encore évoquer d’autres questions comme l’influence de la politique suivie par les autorités de l’ état sur l’évolution de l’enseignement religieux. Le principe de neutralité joue ici un grand rôle. Cette neutralité n’est pas la même partout, elle n’est pas uniforme, neutralité indifférente ou abstentionniste comme en France, ou comme en Allemagne, une neutralité bienveillante en raison des relations de partenariat qui existent entre l’ état et les églises.
Enfin, nous avons tenté de dresser, en fin de parcours, notre propre typologie des formes d’enseignement religieux rencontrées, pour mettre en évidence les grandes caractéristiques de chaque système, afin de déterminer également à partir de quel moment les évolutions marqueraient le passage d’un type à un autre.

3. Caractéristiques d’un enseignement religieux protestant

Cette recherche se situe dans le cadre du protestantisme, sans bien évidemment exclure l’enseignement religieux catholique et les autres religions. Il m’importe ici de préciser cependant l’apport particulier du protestantisme dans le domaine de l’enseignement religieux à l’école publique. Pour le protestantisme, une des fonctions les plus importantes de l’enseignement religieux est sans aucun doute la formation de l’esprit critique des élèves. La notion de culture religieuse est aussi à comprendre dans ce sens. Si les protestants ne refusent pas la notion d’enseignement religieux confessionnel, ils sont néanmoins porteurs, de par leur tradition, d’une relativisation du facteur confessionnel. Une église protestante travaillera toujours dans le sens d’une relativisation de l’ église réelle, à la lecture de l’ évangile. Dans certaines expressions les plus radicales du libéralisme théologique, le protestantisme a même pu apparaître comme le porteur d’un projet éducatif et culturel, avant d’être un mouvement aux visées proprement religieuses. Au sujet de la définition du caractère confessionnel de l’enseignement religieux, des différences de fond subsistent donc entre catholiques et protestants et dans l’interprétation des données de l’enquête, ceci apparaît en Alsace-Moselle, dans le pays de Bade et en Basse-Saxe.
Les enseignants de religion protestante cherchent à maintenir en éveil, en exerçant leur rôle de manière équilibrée et en restant eux-mêmes critiques vis-à-vis de leur propre tradition religieuse, ce dialogue entre foi et raison si indispensable à une saine compréhension des phénomènes religieux et de leur place dans la société. Mais la question se double d’une autre adressée en retour à la société en général. L’espace public en Allemagne, en Suisse et en France est-il encore réceptif à cette fonction critique de l’enseignement religieux ou est-ce que, par l’effet de la privatisation du religieux, ce que des communautés religieuses ont a dire publiquement sur leur propre histoire et leur propre évolution n’est-il plus entendu ?

4. L’enseignement religieux comme enjeu de la reconfiguration des relations état – églises en Europe

Je conclus sur ce point en posant surtout des questions. Mais c’est là-dessus que débouche nécessairement un tel travail de recherche. Sur la base de mon enquête de terrain, je ne suis pas en mesure de tirer de grandes conclusions théoriques. Mais je peux confirmer des tendances. Vu le rôle important de l’école dans la société en Europe occidentale, il n’est pas étonnant que la transmission de connaissances de base à propos des religions redevienne un enjeu. L’ état ne peut se désintéresser de la question des connaissances générales que les citoyens peuvent acquérir pour comprendre les religions.
Dans les relations entre les églises et les états, il semblerait que l’on cherche de nouveaux points d’équilibre. C’est le cas dans la discussion sur le préambule et l’Article 51 de la future Constitution. Et cela se traduit aussi sur le plan scolaire. Ce fut le cas en Allemagne où l’ état du Brandebourg et la voie originale choisie au lendemain de la réunification semblait être à l’échelle de l’Allemagne, un terrain d’expérimentation où une nouvelle approche de la religion pouvait être testée à l’école. Cela semble le cas en France, où le pluralisme religieux fait débat par un aspect visible que tous les observateurs attentifs jugent très réducteur. Mais la question de l’enseignement du fait religieux et les nouvelles initiatives prises dans ce sens ne seront-elles pas aussi importantes à terme ?
Il n’existe pas de modèle européen d’enseignement religieux à l’école publique. Il en existe une multiplicité. Nous assistons sans doute à une phase intermédiaire entre des modèles nationaux étanches les uns par rapport aux autres et une phase qui est encore à venir où une certaine manière d’aborder l’enseignement religieux en Europe pourrait s’affirmer très progressivement.

Gérard Janus.

Mise en ligne pour protestants.org le 27 octobre 2005

Pour tous les lecteurs qui souhaiteraient obtenir des compléments, veuillez m’écrire à janus.gerard@wanadoo.fr